Un oeil sur Assassin's Creed Unity (PC, PS4, XOne)

Créé le samedi 17 janvier 2015 Écrit par Glaisir

Il y a des jeux qu'on attend plus que d'autres. Assassin's Creed Unity fait partie de ceux-là en ce qui me concerne et ce pour plusieurs raisons. L'une d'elle est que je suis très attaché à cette série car l'ambiance et les périodes traitées me parlent énormément. Et là, savoir que le jeu se passe pendant la révolution française en plein Paris m'a rendu encore plus impatient de pouvoir y jouer.

 

Mais c'est quand même avec quelques appréhensions que j'ai attaqué cet épisode, car depuis la saga Ezio, la série commence à s'essouffler et les jeux à l'image du 3 sont très buggés.

 

 

Un peu d'histoire

 

Je ne m'attarderai pas trop sur l'histoire du jeu mais il me semble quand même important d'introduire notre héros et les conditions qui font qu'il devient assassin. Et le tout sans spoil.

 

Dans cet épisode, on incarne Arno Dorian, jeune homme issu d’une famille bourgeoise. Le jeu commence lorsque vous êtes enfant, vous vous rendez au Chateau de Versailles avec votre père car celui-ci a été convié à une réunion avec le roi. Pendant que vous l’attendez, vous faites la connaissance de la jeune Elise de La Serre qui aura une place importante durant tout le jeu. Ensemble vous «visitez» le château mais lorsque vous revenez à l'endroit où votre père vous a laissé, vous trouvez plein de monde autour d'un corps. C'est celui de votre père gisant mort sur le sol. Le jeu se coupe et reprend plusieurs années après car vous êtes maintenant un jeune homme assez turbulent. On apprend notamment qu'à la mort de votre père vous avez été recueilli par M. de La Serre. Alors que tout se passait bien pour vous à Versailles, M. de La Serre se fait assassiner (désolé pour le spoil ça sera le seul). Et c'est à partir de ce moment-là que votre destin bascule vraiment. Vous vous décidez à enquêter pour retrouver le meurtrier. Vos recherches vous emmènent donc à Paris où vous allez rejoindre la guilde des assassins pour arriver à vos fins.

 

J'en ai fini pour cette petite intro, car si je devais en dire plus je serais obligé de révéler trop d'éléments de l'histoire.

 

 

Une vraie révolution?

 

Autant être direct dès le début, la réponse est non. On ne peut pas parler de révolution mais plutôt d'évolution.

 

Graphiquement la saga a passé un cap. Ce n’est pas le plus beau jeu du monde mais il a quand même de la gueule. Paris est hyper bien modélisé et j'ai pris énormément de plaisir à déambuler dans les rue de la capitale, à monter sur les toits des plus grands monuments et à contempler Paris de haut. Le spectacle offert ici est sublime. Les rues et les habitants sont très détaillés. Un grand travail a été fait de ce côté-là.

 

En ce qui concerne les personnages, seuls les principaux sont bien modélisés. Les traits des visages ne ressortent pas bien. Par contre niveau expression du visage et charisme ce n’est pas terrible. En même temps on est habitué à ça avec Ubisoft (NDLR : Aiden Pearce le héros de Watch Dogs). Le seule moment où Arno, le héros de l'histoire, est classe c'est quand on ne voit pas son visage. C'est bête mais c'est comme ça.

 

Au niveau du gameplay, c'est toujours le top. Il y a un peu plus de fluidité, c'est sûr. Certains ajouts sont les bienvenus, comme la descente rapide des bâtiments notamment. Ceci étant, ça reste encore perfectible. Combien de fois encore j'ai pesté car cet abruti d'Arno monte sur un bâtiment alors que vous vouliez simplement courir dans la rue, ou bien quand vous voulez rentrer dans une fenêtre et qu'il continue son ascension. Vraiment lourd je vous promets. Le vrai «hic» est que je retrouve les mêmes problèmes depuis le premier épisode.

 

 

Le prix à payer

 

Comme je le disais plus haut le Paris proposé est magnifique. De plus les rues grouillent de monde et l'agitation populaire de l'époque est très bien retranscrite. Alors oui c'est cool de voir autant de monde, d'avoir un terrain de jeu aussi grand et vivant, mais sans les ralentissements ça aurait été beaucoup mieux. On dit qu'on ne fait pas d'omelette (aux tomates et aux champignons) sans casser des œufs, mais là Ubi a fait tomber une boite de 12 c’est pas possible!

 

C'est simple, à chaque fois qu'il y a trop de monde dans la rue ça ralenti (en tout cas sur PS4) dans tous les sens. J'aurais vraiment préféré qu'il y ait un peu moins de monde et que le jeu reste fluide bordel!

 

Mais pour moi le pire n'est pas là. Je ne pense pas me tromper en disant que tous ceux qui jouent à Assassin's Creed adorent monter en haut des bâtiments pour se rendre sur les points d'observations et ainsi découvrir une partie de la ville. En général le spectacle qu'on nous propose est sublime. Et là, c'est le soufflet qui retombe. Ça lag un truc de malade. C'est tellement saccadé que je me demande comment ils ont osé sortir le jeu comme ça. Ce qui était un des points forts de l'exploration et de la découverte dans les épisodes précédents est devenu un des gros points noirs du jeu. Alors oui, certains me diront que c'est pas grave. Et ba si, je ne comprends pas qu'aujourd'hui qu’on sorte des jeux d'une telle envergure avec ce types de problèmes de finition. Ça donne une impression de bâclé. Alors oui il y a des patchs pour corriger ces problèmes, mais moi qui ai fait le jeu avant je n'ai donc pas profité de l'expérience ultime. Et vu le niveau de l'histoire je n’ai pas forcément envie de le refaire.

 

 

Et pour le reste?

 

En ce qui concerne l'histoire, rien d'exceptionnel. Ça ne casse pas trois pattes à un canard mais ça reste correct. En tout cas j'ai bien aimé et son dénouement est assez poignant. Comme à chaque fois on revit quelques moments marquants de l'histoire et on rencontre des personnages importants. Le tout bien évidemment modifié pour coller le plus au jeu.

 

Au niveau des à-côtés il y en a un paquet. Même trop à mon goût. J'aurais préféré une histoire plus longue et moins de quêtes annexes. C'est simple j'ai terminé l'histoire et quelques missions annexes et j'en suis à peine à 40% du jeu. Alors oui c'est cool, ça permet d'explorer Paris de fond en comble mais pour quelqu'un comme moi qui a moins le temps de jouer ça n'a pas grand intérêt surtout une fois l'histoire finie. Ce qui est fou, c'est qu'on appelle ça des quêtes annexes alors qu'elles représentent près de 65% du jeu. C'est peut être moi qui comprend rien, mais ça ne devrait pas être l'inverse??? De plus, une grande partie de ces missions n'apportent pas forcément grand-chose à l'histoire bien que certaines d’entre elles nous permettent de mieux comprendre certains évènements.
A mon goût, les missions les plus inutiles sont celles des failles où on doit délivrer des assassins bloqués dans un Paris du début du 20è siècle. Alors certes c'est trippant d'escalader sur la Tour Eiffel ou même courir sur les voies du métro mais au final ça ne sert à rien.

 

Pour résumer, trop d'à-côtés et une histoire pas assez longue et pas assez travaillée.

 

 

Que dire de plus?

 

Et bien pas grand-chose de plus. Cet Assassin's Creed m'aura laissé une impression mitigée. Malgré ces défauts qui gâchent quelque peu l'expérience, il n'en reste pas moins un bon jeu qui devrait ravir les inconditionnels la saga même si l'histoire aurait mérité d'être plus travaillée.

 

 

Ajouter un Commentaire


Copyright © 2009-2017 Gamersbay.fr. Tous droits réservés.
Powered by Joomla 1.7 Templates