Un oeil sur Bloodborne (PS4)

Créé le dimanche 19 avril 2015 Écrit par Dayton'

Les amis rassemblez vous! Aujourd’hui on va tous ensemble monter à bord du train de la hype. Vous avez remarqué, en ce moment un seul jeu est sur toutes les lèvres, il s’agit de Bloodborne. Absolument tout le monde en parle, les sites internet n’arrêtent pas de faire des papiers, les livestreams s’enchainent et le jeu est présenté comme la première vraie exclue next gen. J’ai craqué et j’ai tenté l’aventure et pour tout vous dire l’intégralité des louanges est méritée. Cet oeil sur sera l’histoire de mon épopée. Plus de 50 heures à trimer, à pester, à mourir mais surtout à prendre un pied sans nom. Le plaisir de Bloodborne renvoie aux meilleures heures du jeux vidéo. Ce bon vieux temps des jeux difficiles qui ne donnent pas tout clé en main et qui vont vous demander du skill et de l’investissement.

 

 

Beast Souls.

 

Petit cours d’histoire. Lorsque Sony édite Demon Souls de FROM SOFTWARE sur PS3 il y a quelques années, il n’y croit pas. Le jeu n’est pas beau, hyper difficile et pourtant le titre réussit à trouver son public de niche au Japon puis aux USA. Pourtant frileuse, la firme Playstation laisse Atlus se charger de l’édition en dehors de l’empire du soleil levant. Namco Bandai sentant le bon filon, approche l’équipe de développement et leur commande une fausse suite spirituelle, Dark Souls. Là c’est la réussite totale. Les reviews positives s’enchainent, les hardcoregamers sont aux anges et Sony ne peut plus que pleurer pour avoir été des petits zizis. C’est dans ce contexte que Bloodborne nait. Sony revient à la charge et demande à From Software de leur refaire un jeu mais cette fois sécurise l’exclue sur la future PS4 en manque cruel de titre d’envergure.

Cette fois on vire le Souls du titre mais Bloodborne transpire les mécaniques, la structure et la difficulté des titres qui ont vu possible sa création.

 

Bloodborne (anciennement Project Beast) est une action RPG aux relents de Beat’em all. Vous parcourez un monde totalement ouvert dans le but de tuer des monstres afin de gagner en level et de tuer des Boss toujours plus difficiles les uns que les autres. Je ne vais pas m’attarder sur les menus, les points de compétences et tout le folklore du titre car en dire trop serait vous priver d’une certaine frustration partie intégrante de l’expérience. Voyons plutôt la façon dont comme beaucoup d’entre vous mes premières heures ont été un calvaire pour se transformer petit à petit en joie.

 

 

Humm oui, fais moi maaaaal

 

Mis à part quelques minutes passé pour voir ce que c’était sur Demon Souls, je n’ai jamais touché à l’un des précédents jeux de ma vie. Entendez par là que je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Première difficulté du jeu lorsque vous n’avez pas fait les précédents, les premières heures sont une sorte de mur que l’on se prend en pleine gueule et ça fait mal. On est lâché dans un monde rempli de monstres avec une arme et un flingue. Le tuto est rachitique, quelques notes qui vous expliquent les commandes de base et basta. On ne vous explique pas comment gagner des level, comment augmenter les armes ou encore à quoi peut bien servir le petit icône en forme d’oeil en haut à droite de votre écran. Il vous appartiendra tout comme l’histoire de tenter de tout comprendre. On avance un peu et on tombe sur les premiers monstres. Là deux possibilités, on meurt direct et on pleure ou on fera 500 mètres et on tombera sur les premiers groupes de 4 ou 5 puis on meurt et on pleure. Pire, si jamais vous réussissez à survivre de toute façon vous arriverez sur une place où un groupe de plus de 10 mecs est rassemblé autour d’un feu et vous allez mourir… Si vous n’avez pas encore compris, vous allez mourir un max.

 

Pourtant si frustrantes qu’elles peuvent être il faut réussir absolument à passer outre ces premières heures car comme dans tout grand jeu, avec le temps et l’augmentation de vos skills manette en main, le plaisir va venir petit à petit et un sentiment d’accomplissement va grandir tout au long de l’aventure et l’augmentation progressive de sa difficulté. Pour cela il vous faudra maitriser l’esquive et la contre attaque surpuissante. Votre arme dans la main gauche ne sert d’ailleurs qu’à cela. Un tir au bon moment casse l’animation adverse et vous permet de placer un contre dévastateur. La puissance, c’est le farming qui vous l’apportera. Il faudra tourner et retourner dans les niveaux pour gagner suffisamment d’échoes de sang (monnaie du jeu) pour gagner des niveaux et atteindre celui qui à l’instant vous permettra de traverser la zone et le boss. Se lancer dans la bataille en étant trop faible n’est pas impossible mais c’est l’assurance de combats très longs et très dangereux. Soyez prévenus, à chaque mort les échoes de sang collectés sont perdus. Vous aurez une seule chance d’aller les récupérer à l’endroit de votre trépas mais un nouvel échec signifie une perte définitive. Croyez-moi, lorsque l’on en perd 2 000 on peut passer outre mais quand on en perd 70 000 comme votre serviteur, il y a de quoi se bouffer les couilles.

 

 

Wunderbar

 

J’ai beaucoup réfléchi à pourquoi Bloodborne fonctionne autant alors que finalement les Souls n’ont jamais été achetés que par un public de niche. Je pense que c’est une question de timing et surtout de très bons choix. Non seulement le jeu se pointe à un moment de disette vidéoludique mais surtout il possède l’emballage qui faisait vraiment défaut aux anciens jeux. La direction artistique est à tomber par terre. Alors oui le jeu n’est pas foncièrement très beau mais il possède une patte graphique absolument sublime et une ambiance de dingue. La bande son est superbe et l’ambiance du jeu est une sorte de mix de jeu survival horror à la lovecraft et de RPG japonais de la grande époque. On se surprend avec le temps à trouver des qualités dans ce que l’on considérait des défauts aux premiers abords. Par exemple le jeu ne compte peut être que 3/4 minutes de cinématique et peu de dialogue. On ne comprend absolument rien à ce qui se passe dans ce monde à notre arrivée. Puis en passant du temps dans le menu d’inventaire on finit par se rendre compte que pour chaque item une description détaillée est fournie et avec elle un petit élément en plus pour comprendre et rassembler les pièces d’un puzzle qui révèle une histoire très travaillée, profonde et extrêmement bien écrite. Chaque détail semble avoir été réfléchi et pensé pour s’imbriquer dans un tableau qui ne se révèle totalement que lorsque l’on prend le recul suffisant.

 

Tout dans le jeu pousse à aller plus loin. On veut découvrir les nouveaux environnements, on trépigne à l’idée de découvrir quels seront les nouveaux ennemis et surtout on tremble à chaque boss tous plus gigantesques et surpuissants que le précédent. Ennemi ou boss, toute nouvelle rencontre sera l’occasion d’une valse pour découvrir les attaques, comprendre les pattern et tenter d’en apprendre suffisamment pour enfin réussir à esquiver la plupart des attaques pour triompher de combats qui peuvent durer 30 minutes facile si votre niveau est un peu juste. Rassurez-vous je ne parle que des boss, jamais vous ne passerez une demi heure sur un petit ennemi de merde. Pourtant prenez bien garde, meême le plus basique des ennemis pourra vous tuer en deux ou trois coups si vous ne prenez pas garde. Certains seront même encore plus traitre puisque si un coup ne suffit pas ils vous enchaineront sans répit jusqu’à votre mort après avoir réussi à vous toucher une seule fois. Frustrant vous avez dit? Oui mais c’est pour votre bien.

 

 

Conclusion

 

Malgré toutes les qualités que je peux lui trouver, je ne recommanderais pas Bloodborne à n’importe qui. Aujourd’hui les jeux de 6 heures, sans difficulté et autre régénération automatique sont légion. On prend, on joue et on jette. Bloodborne est l’anti The Order. Il brille encore plus d’être sorti après cette sombre bouse car il prouve que rien ne vaudra jamais les jeux qui demandent de s’investir, de réessayer encore et toujours. Cette sensation qu’on avait presque oubliée, d’accomplissement et de fierté quand enfin on réussit à battre un boss sur lequel on bloque depuis une heure. Beaucoup seront sans doute déçus du jeu ou ne comprendront pas pourquoi cet OVNI réussit à fédérer autant mais pour les autres se sera sans sourciller le jeu qui les réconciliera avec leurs plus grands souvenirs. Un jeu qui ne vous prend pas pour un con, pas par la main et qui vous rappelle que dans jeux vidéo il y a «jeux» et que l’élément le plus important de tous restera à jamais le gameplay. Bien entendu il y aura toujours les puristes qui ont fait toute la série et qui se sentiront supérieurs aux petits nouveaux mais qu’importe. Cette porte d’entrée est tellement magnifique que je suis joie de savoir qu’à l’heure actuelle Bloodborne caracole en tête des charts du monde entier et qu’il a réussi à vendre plus d’un million de copies en quelques semaines. Achetez Bloodborne, tremblez en jouant, énervez vous, tremblez en arrivant aux boss mais au final terminez Bloodborne. Je vous garantis un sentiment d’accomplissement personnel et surtout des souvenirs qui vous resteront longtemps en mémoire. Du pur jeu culte en barre qui laissera sa marque dans votre ludothèque comme peu avant lui depuis l’aire PSONE comme un Resident Evil, un Silent Hill ou encore un GTA 3. Bisous.

 

Commentaires  

0 #3 SunKen 04-05-2015 17:11
En tout cas, j'ai passé de très bons moments à te regarder jouer à Bloodborne !
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0 #2 Glaisir 19-04-2015 22:31
Moi je l'ai pris sur conseil de Dayton' mais tjr pas commencé
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0 #1 Arcadia 19-04-2015 16:42
je kiff ton "oeil sur", j'hésitais encore à me le procurer mais tu viens de me donner le dernier argument qui me manquai. Tout comme toi je n'ai pas joué au précédents OPUS, juste regardé beaucoup de vidéos et je me dis que les puristes ne nous en tiendrons rigueur car aujourd'hui ils font en majorité parti des Speed-Runners. ^^
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